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Les circonscriptions
La cathédrale d'Evry

1ère circonscription

1circo_pLa première circonscription composée des cantons de Corbeil-Essonnes-Est et Ouest et d'Évry-Nord et Sud 1ère circo de l'essonne

Corbeil Essonnes Pont PattonAu départ, les 24 communes qui la composent (sauf une : Évry), n’approuvaient pas le projet du Préfet de Région, mais elles se sont montrées incapables de présenter un projet alternatif. Maintenant, il faut faire de ce territoire un ensemble économique et social cohérent et, pour cela, surmonter les obstacles naturels et historiques. Car l’histoire a bien marqué nos territoires, en particulier ceux de Corbeil-Essonnes et d’Évry.


La première est une ville industrielle très ancienne, marquée autant par des générations d’inventeurs et de créateurs d’entreprise que par une longue tradition ouvrière. Évry, restée longtemps « Petit Bourg », était essentiellement résidentielle et comportait de grandes propriétés bourgeoises, mais, à la fin du XIXème siècle, les usines Decauville y étaient implantées et dès le début des années 1960, la ville a commencé à participer à l’essor de la grande banlieue de Paris.
En 1966/67, la création des villes nouvelles devait mieux ordonner une croissance urbaine de la Région
parisienne trop rapide ; et Évry fut choisie pour en être une.

Un choix que la géographie imposait ; mais entre Corbeil-Essonnes et Évry, le choix de cette dernière a été politique : la première avait une mairie communiste ; le maire de la seconde était gaulliste ; le clivage politique allait entrainer une coupure jusqu’ici irrémédiable.

Corbeil-Essonnes, dont beaucoup d’industries vieillissantes allaient disparaître et que toutes les administrations publiques allaient quitter pour s’établir sur sa voisine, subissait bientôt un déclin qui n’a été corrigé que depuis une dizaine d’années par une politique municipale volontariste de renouveau et de développement de l’habitat. La ville nouvelle d’Évry devenue Préfecture et bénéficiait d’un important soutien de l’État pour recevoir des entreprises de la proche parisienne ; la commune passait de 10 000 à 50 000 habitants et s’insérait dans une agglomération de plus de 80 000 habitants.

Corbeil-Essonnes, (et Ris-Orangis qui avait, en 1977, fait le même choix politique), ne faisait pas partie de la ville nouvelle et il en reste des traces profondes, sur le terrain comme dans les esprits ; l’implantation de la SNECMA, en 1965, sur le territoire des deux communes, n’allait entraîner aucun rapprochement entre elles. Ce rapprochement est inéluctable : elles sont traversées par le même fleuve (un nouveau territoire à aménager) et desservies par les mêmes autoroutes, mais, surtout, elles présentent les mêmes caractéristiques urbaines et sociales. Elles participaient à deux agglomérations maintenant confondues.

Il  est temps que les habitants de ce territoire dense et actif pensent ensemble leur développement et que leurs élus commencent à y travailler, sur divers plans : économiques, urbanistique, culturel…

Joseph NOUVELLONJoseph Nouvellon Copie


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