MoDem 91
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modem_91_blog_Editorial_sgDepuis 2002, François Bayrou alerte l'opinion publique des dangers que représente l'escalade perpétuelle de notre endettement. Son dernier livre « état d'urgence » nous en explique les conséquences pour notre pays et notre devenir si nous n'en prenons pas la dimension.

Le président du modem a-t-il le tort d'avoir eu raison le premier ? Dés la campagne de 2007, François BAYROU avait en effet placé au cœur de sa campagne présidentielle la question de la dette publique. Mais l'adage « le cœur à ses raisons que la raison ne connaît pas » porte encore sa vérité.

Les français ont préféré la vision idyllique « du travailler plus pour gagner plus » en ces temps difficiles à la prophétie des efforts à engager à la réduction de la dette.

La crise financière que nous subissons prend ses racines dans le discours démagogue entretenu depuis plus de trente années de gouvernance gauche/droite et la déréglementation des activités financières.

Le PS et l'UMP ont réussi le tour de force de faire fructifier la dette jusqu'à un montant de 1700 milliards d'euros soit 84% du PIB de notre pays. Ils sont coresponsables de cette situation alarmante et dangereuse pour le devenir de notre pays.

Ce constat accablant impose un objectif de réduction des déficits à tous les candidats à l'élection présidentielle. Chaque candidat espérera tirer partie d'une posture de président « responsable ». Ils appelleront à la fois à réduire le déficit budgétaire, à ménager des possibilités de croissance et à répondre à l'exigence de justice sociale.

Ils évoqueront l'exigence de vérité pour nous annoncer une augmentation des taxes et impôts. Alors que le véritable courage, c'est de diminuer les dépenses publiques à la même vitesse que le déficit et d'engager les réformes nécessaires pour accroître les recettes.

Un des vrais scandales c'est que les grands groupes qui détruisent des emplois en France, en désindustrialisant le pays, paient trois fois moins d'impôts que les PME qui créent l'emploi. La spéculation financière devra être restreinte en taxant fortement les transactions financières. Ces injustices criardes ne peuvent plus perdurer.

Notre mouvement doit être une force d'actions et de propositions. Notre crédibilité n'est pas sujette à caution, les faits actuels nous donnent raison. Seulement avoir raison n'est pas suffisant, 2007 est là pour le démontrer. Nous devons avoir la volonté de convaincre du bien fondé de nos constats et la détermination pour persuader notre entourage que nos propositions portent en elles les conditions nécessaires au redressement de notre pays.

François Bayrou propose dans son dernier ouvrage un triptyque d'action PRODUIRE – INSTRUIRE - CONSTRUIRE pour sortir de la spirale de l'endettement, de la déprime qui gagne les classes moyennes et pour redonner un espoir à nos enfants dans leur avenir.

Le courage en politique c'est de dire et d'agir.

C'est pourquoi le MoDem 91 exige que l'Etat intègre dans le cadre du marché public des tablettes numériques destinées aux étudiants, les entreprises françaises. La procédure en cours est gérée par l'opérateur Orange qui ne propose en constructeur qu'Apple ou Samsung, entreprises étrangères. Pourtant une entreprise française établie dans la zone industrielle de Courtaboeuf 91, l'entreprise Archos, PME dont les produits sont conçus et développés en France et répondant aux exigences de l'appel d'offre en est exclue (voir la tribune de Nicolas Méary à ce sujet).

La ré-industrialisation nécessaire à notre pays passera inévitablement par les marchés d'Etat. Les appels d'offres publics auront l'obligation de consulter les entreprises françaises qui présentent les critères nécessaires pour soumissionner.

Serge Gaubier
Président du Mouvement Démocrate de l'Essonne
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