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modem 91 blog Editorial eriFrançois Bayrou apparaît de nouveau en chevalier blanc de la politique en s'adressant à la raison et à l'intelligence de nos concitoyens. Les militants démocrates ont été invités à un diagnostic sans complaisance, sombre, mais aussi porteur d'espoir de la situation de la France.

Notre mouvement départemental s'est inscrit depuis plusieurs mois déjà dans cette perspective technique et pragmatique, sérieuse, mais aussi idéaliste, confiante dans notre capacité à surmonter les difficultés inhérentes à la mondialisation et au pouvoir sans cesse croissant de la spéculation financière.

Produire, instruire et reconstruire un pacte social et civique, des urgences que chacun peut ressentir, des priorités qui devraient être celles de tous et que François Bayrou a eu le mérite de mettre en exergue dans cette campagne présidentielle, une campagne où, plus que jamais, nous devons combattre aussi pour la vérité.

Car jamais aucun gouvernement n'aura autant menti, jamais aucun dirigeant politique n'aura autant abusé ses électeurs que celui-là-même qui veut derechef proposer la rupture avec ce qu'il a lui-même mis en place. Car cette aberration, cette insulte à toute saine logique, a poussé l'opposition socialiste à de la surenchère, à des promesses aussi intenables qu'irréalistes, à tel point que parfois même les extrêmes peuvent se donner l'apparence de plus de rationalité. Ne nous y trompons pas. Au-delà des espérances de victoire électorale, que veulent saper certains sondages orientés et commandés, il s'agira demain de faire triompher la vérité et la morale en politique sur les mensonges de l'UMPS et des extrêmes.

François Bayrou s'est voulu rassembleur des femmes et des hommes de bonne volonté, pétris d'humanisme et soucieux d'équité, libres de leur parole et de leurs actes. L'Union du Centre s'achève à présent, non par des accords d'appareils, mais de par la volonté de l'opinion et aussi parce que tombent les masques."L'extrême marginalité" de la candidature d'Hervé Morin n'a pas résisté, comme François Bayrou l'avait d'ailleurs prévu, et le ralliement à Nicolas Sarkozy, montre assez combien artificielle et grossière était cette candidature. Pourtant les véritables centristes du NC ne s'y trompent pas et maintiennent leur soutien au seul candidat du Centre François Bayrou. Le vénérable Parti radical valoisien souffre à présent d'être toujours présidé par Jean-Louis Borloo, dont le pragmatisme et la probité n'étaient donc qu'illusion. Les manoeuvres ourdies pour permettre à l'intéressé de prendre la présidence de Véolia ont dévoilé l'ambition personnelle et le cynisme de celui qui se voulait l'autre porte-étendard du Centrisme. Bientôt les humanistes et démocrates, de droite et de gauche, rejoindront le seul choix valable. Car désormais François Bayrou incarne le seul choix valable pour tous les démocrates, humanistes et modérés, la seule alternance viable, celle d'une "transgression raisonnable" à l'omnipotence de l'argent et du capitalisme financier, au néo-libéralisme cynique.

En Essonne, à l'instar de notre candidat, notre mouvement départemental s'est ouvert à toutes les forces politiques. Nous avons initié un colloque annuel ouvert s'interrogeant sur "L'avenir de l'Essonne"' et nous sommes interrogés sur le devenir d'Orly. Des associatifs et des politiques de tous horizons ont répondu à notre invitation. A l'occasion des voeux du MoDem 91 en janvier dernier, les présidents et représentants du NC, du PRG, de PRV et d'EELV nous ont honorés de leur présence, signe de relations fructueuses et riches. Certes l'opposition subreptice et dogmatique d'un PS dominant et la fermeture des médias départementaux sont encore des obstacles qui mettent à l'épreuve notre ténacité. Et pourtant, le MoDem Essonne est présent sur tous les grands dossiers de premier plan, comme notre combat aux côtés de l'Hôpital public essonnien ou la défense de nos PME de pointe comme Archos, qui avait été exclue de la commande publique de l'éducation nationale au profit de firmes étrangères ou encore de l'éducation prioritaire, qui des Ulis à Grigny constitue l'une des préoccupations majeures de notre département.

Demain, encourager la production et la qualité France et investir dans l'éducation, l'enseignement supérieur et la formation seront des nécessités impérieuses. Demain, construire un nouveau pacte civique, autrement qu'en stigmatisant les étrangers ou en organisant un débat flou sur l'identité nationale, sera l'urgence, sauf à laisser se détériorer nos institutions républicaines et encourager la désobéissance civile. Demain, tisser un nouveau lien social, fait de fraternité et d'ordre, sera une exigence absolue. Pour l'Essonne, pour la France. 2012 n'est pas un simple combat partisan. C'est devenu une question de vie ou de mort pour le pays, ses citoyens et leurs enfants. Qui mieux que celui dont la vision était juste depuis 2007 peut incarner l'espoir d'une union nationale, l'espérance en un redressement salutaire, la promesse d'un véritable renouveau de notre société et de notre république ?

Eric RAIMOND
Vice-président chargé de la visibilité
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