MoDem 91
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A la sortie de l’université de rentrée du Modem en Septembre 2012, la presse insistait dans ses articles sur l’enterrement de la troisième voie. Cette voie qui, en dehors de tout dogmatisme et loin de la bipolarisation, a pour ambition de rassembler les Français et de faire travailler les compétences dans le seul intérêt général. Elle semble avoir trouvé son épilogue en Bretagne à Guidel par l’annonce à faire participer notre mouvement à une primaire du « Centre ».

L’appel du MoDem aux responsables du Centre-Droit de présenter une candidature unique doit nous interpeller, nous militants et personnalités venus d’autres partis sur notre place dans ce MoDem nouvelle « mouture ». Il est fort à penser que nous risquons de perdre une bonne partie de nos adhérents, qui avaient rallié notre mouvement afin d’échapper aux politiques dogmatiques stériles imposées par le PS et l’UMP.

Les conditions posées par la suite invalident de fait cette possibilité, mais comment en sommes-nous arrivés à un tel détournement de l’esprit originel ? Comment en est-on arrivé à donner cette image d’un flottement dans l’affirmation de l’indépendance du Mouvement Démocrate suite à l’obtention de 9,1% des votes lors de la présidentielle de 2012?

Nous, électeurs, sympathisants et adhérents du MoDem, nous nous sommes reconnus dans la perspective et la volonté d’être un mouvement indépendant et dont les fondements avaient été lancés dès 2002 avec l’intervention de François Bayrou à Toulouse lors de la création de L’UMP : « si nous pensons tous la même chose nous ne pensons plus rien » et confirmés au cours du congrès exceptionnel de Lyon en 2006 avec l’affirmation que la nouvelle UDF était un parti libre et indépendant des majorités et oppositions de droite comme de gauche. La naissance en 2007 du Mouvement Démocrate entendait sceller le rassemblement des démocrates soucieux d’un positionnement indépendant et central sur l’échiquier politique.

Si la dynamique du Modem s’est éteinte, en plus des attaques extérieures, la faute en revient aussi à une stratégie focalisée depuis 2008 sur la préparation de la présidentielle de 2012 et à une mauvaise organisation interne. Les défaites électorales qu’elles ont provoqué ou aggravé ont lassé la base, détruit la motivation des sympathisants, rompu l’espoir d’un grand mouvement. La renaissance de la « grande UDF » n’est qu’une illusion passagère qui ne peut survivre à la démultiplication de courants centristes y compris dans l’UMP de demain et avec certains, qui voudront garder jalousement leur autonomie. De même, à mon sens, la perte d’aura d’un leader ne peut et ne doit entrainer l’extinction de son parti même s’il en a été le leader fondateur.

Le challenge qui se pose à nous est le suivant : comment le MoDem peut-il continuer à incarner une nouvelle voie telle que le souhaite la majorité des adhérents du mouvement?

On dit que les valeurs doivent guider les hommes mais à quoi servent-elles si elles ne sont pas portées par l’action ? Nous, adhérents, militants et sympathisants du mouvement ne pouvons laisser s’éteindre l’espoir de cette troisième voie née en 2007 du fait de notre défaite aux dernières élections présidentielle et législatives.

Je consens que nous ayons été laminés par les résultats des scrutins et par conséquent au niveau financier, que la désillusion a envahi une majorité des adhérents mais nous avons l’obligation morale en tant que militants d’être ambitieux pour notre mouvement et de ne pas renoncer. Je le dis et le clame avec force: le MoDem ne trouvera son second souffle que par sa base.

C’est pour cela que j’invite chaque adhérent, sympathisant à s’exprimer et s’impliquer dans la campagne pour les municipales afin de faire vivre nos idées et de constituer le maillage d’élus indispensable à l’ancrage de notre mouvement et à son développement.

Il est temps d’abattre l’idée que le Modem ne peut pas vivre des seuls actions de ses militants. Le congrès de 2013 sera pour nous l’opportunité de montrer que les militants démocrates sont encore là, forts de leurs valeurs, attachés au projet de société du MoDem et déterminés à rester indépendants et libres de leurs alliances.

Serge GAUBIER
Président du MoDem 91
  • Claire O'Petit demande un congrès national au plus vite et je crois qu'elle a raison. Il faut au plus vite reprendre les rennes et redonner une politique offensive et non pas attentiste telle que nous l'avons vécue depuis le début du mouvement. Arrêtons d'être le mouvement d'un seul homme mais celui par lequel la France pourra sortir la tête hors de l'eau. A mon avis, nous devons rester indépendants car pactiser avec l'UDI anéantira tous les efforts que nous mis tant de temps à faire comprendre aux gens que nous sommes au centre. Nous serions définitivement des gens de droite pour la majorité des français, chose qui les arrangeraient, ne comprenant pas que l'on ne puisse être ni de gauche ni de droite maite pouvant adhérer à des idées de droite ou de gauche

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