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UNE NECESSITE POUR LA VIE PUBLIQUE

Au lendemain du scandale de l'affaire CAHUZAC, le besoin de moralisation de la vie publique en France a fait la une de tous les quotidiens nationaux et régionaux. Le Président François HOLLANDE a saisi cette opportunité pour renouveler son image de président normal pour celle de président « moral ».

A coups de déclaration de patrimoine, d'autorité de contrôle, de projet de loi, il a entrepris de faire en sorte que sa présidence apparaisse comme moteur de l'éradication de la malhonnête dans la politique française.

Pourtant F BAYROU, lors de la présidentielle de 2012, avait tenté de mettre en exergue cette problématique qui suscitait de nombreuses interrogations sur le financement de campagnes politiques en particulier. Le débat sur la moralisation de la vie publique a été négligé et évincé lors des différents débats durant les précédentes campagnes présidentielles et législatives par l'ensemble des acteurs politiques et journalistiques.

L'ETAT PERDURE

Les gouvernements se succèdent et mettent au jour des affaires de détournements de pouvoir pour « raisons d'Etat » ou pour des fins personnelles, mais si les élus changent, l'Etat demeure. L'Etat Français, quelle que soit sa gouvernance, est le garant de la protection de ses ressortissants, de la pérennisation des avancées sociales gagnées par nos ainés, du développement de notre économie, de la meilleure utilisation des richesses naturelles ou de la promotion de notre système démocratique à travers le monde par nos échanges.

La défense de ces grands principes ne peut permettre à des hommes politiques de mettre en œuvre des politiques qui autorisent le développement de l'affairisme, cautionnent la corruption, détruisent sous l'autel du profit des économies locales ou émergentes.

L'Etat doit être garant de la moralité de ses représentants. L'immunité diplomatique ou de mandats électifs ne peut et ne doit cautionner les exactions d'élus, de représentants de l'Etat ou d'agents économiques.

L'OMBRE DE L'AFFAIRISME

L'affaire CAHUZAC est l'arbre qui masque la forêt de l'affairisme ! Cette affaire de ministre déchu reflète le malaise des élus qui, sous mandat, sont soumis aux pressions des lobbyings économiques et à l'aimantation du monde de la finance.

Le projet de moralisation au sein du gouvernement est louable mais sous couvert de course à la présidence ou de leadership politique nombre de candidats ferment les yeux sur des sujets aussi importants que la vente d'armes à des régimes dictatoriaux ou exonèrent de toute taxation de plus value immobilière les investisseurs étrangers tout en dénonçant les paradis fiscaux.

Et que dire, de la politique de la Françafrique, dénoncée depuis des décennies par tous les candidats à la présidence malgré la caution permanente aux grands groupes industriels qui pillent les ressources naturelles ou le soutien à la politique de l'OMC qui recommande la privatisation des services publics dans les pays émergents avec comme conséquence directe la destruction de la vie économique des villages,

Nous observons, à chaque fin de mandat présidentiel, beaucoup d'effets de manche, nous assistons aux grandes déclarations d'intention, qui se meurent une fois l'élection acquise.

EN CONCLUSION

La moralisation de la vie politique est une nécessité afin que les citoyens puissent établir un pacte de confiance avec leurs élus.

Mais cette moralisation impose au gouvernement de faire des choix clairs tant au niveau de la politique étrangère, de la politique économique et sociale qu'à la mise en place de moyens de contrôle donnés à des élus représentatifs de la diversité de l'opinion populaire.

Le Mouvement Démocrate a pourtant dénoncé et ouvert le débat sur cette question de la moralisation depuis sa création en 2007. Mais à chaque élection, les Français oublient les « affaires » de la mandature et se laissent bercer par les illusionnistes pour s'offusquer dès la première clameur de scandale lorsqu'un élu ou un responsable confond intérêt personnel et intérêt collectif.

Le gouvernement se doit pour avancer et évoluer dans le domaine de la moralisation d'exclure toute impunité des élus ou des représentants de l'Etat sous quelque forme que ce soit, établir des règles claires pour définir et prévenir les conflits d'intérêts et lever le « secret pour raison d'Etat » lors d'enrichissement personnel avéré ou détournement de fonds.

Le Mouvement Démocrate continuera son combat pour la défense des valeurs humanistes et sociales ; il se doit de porter des actions politiques d'envergure pour engager le changement pour la moralisation de la vie politique en France et de la France.

Serge Gaubier
Président MoDem 91

Signez la pétiton pour la moralisation de la vie politique :  http://www.moralisation.fr

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