MoDem 91
Le blog

modem 91 blog Editorial jpmAu début de ce mois de mai, la presse nous a informés que le taux de CO2 dans l'atmosphère a dépassé, pour la première fois dans notre histoire, le niveau de 400 ppm au dessus de Hawaï. Cette mesure ne dit pas grand chose au grand public et n'a, en réalité, pas de signification particulière : ce chiffre de 400 ne correspond à aucune incidence précise en termes de climat, de biodiversité, de santé ou d'agriculture. (En outre, il ne tient pas compte du méthane et du protoxyde d'azote qui génèrent un effet de serre bien plus important.)

Mais cette information nous rappelle que, silencieusement mais inexorablement, la quantité de gaz à effet de serre dans l'atmosphère continue d'augmenter car la production ne diminue pas. Ainsi nous allons rapidement dépasser les seuils définis par les instances internationales : au lieu de deux degrés de plus en moyenne à la fin du siècle, nous allons vers 4 à 6 degrés de plus dès 2050. C'est après-demain !

Chacun sait que, si l'augmentation moyenne de température va impacter notre mode de vie, ce sont les conséquences de l'augmentation des phénomènes extrêmes (sécheresses, inondations, tempêtes,...) qui vont bouleverser l'état écologique, social et politique de la planète : exodes de population, accaparement des ressources (terres agricoles, énergie, eau,...), aggravation des inégalités, ... et conflits qui en découlent.

Les objectifs du protocole de Kyoto (en 1997 : quinze ans déjà !) ne seront pas atteints. Il n'a pas été ratifié par les USA ni par la Chine et, depuis, la Conférence de Copenhague sur le climat (2009), où l'Europe y a brillé par son impuissance, a montré l'incapacité des états à s'entendre sur un programme réaliste, ce qui veut dire nécessairement ambitieux.
Les peuples doivent réclamer aux états de s'entendre. Mais les préoccupations environnementales sont, en Europe et dans de nombreux autres pays, reléguées derrière les priorités imposées par « la crise » : activité, emploi, budget, productivité, niveau de vie,... L'urgente transition écologique est différée !

Pourtant, nous pouvons – et nous devons – agir, dès maintenant, à notre niveau :

  • en intensifier la mobilisation dans nos communes, dans les associations, dans les entreprises pour sensibiliser, alerter et motiver nos concitoyens,
  • et, en même temps, en mettant en œuvre des mesures concrètes, simples voire modestes, pour engager les divers chantiers de cette transition écologique et, ainsi, montrer une voie et un espoir.

Bien sur, on pense à ce qui concerne les transports, l'habitat, l'alimentation, les achats,... Et il y a à faire ! Si certains sujets ont une taille et une technicité qui nous dépassent, chacun peut expérimenter très concrètement de nombreuses pistes alternatives à la « société de consommation » : c'est, en effet, la question d'un nouveau mode de vie qui est posée : la « sobriété heureuse » (qui n'est pas l'austérité contrainte).

Ce projet humaniste, qui privilégie « l'être » par rapport à « l'avoir », ne pourra avancer que si un nombre croissant de personnes l'expérimentent et mettent ainsi un peu plus de cohérence dans leur propre vie.

Cette démarche est également cause et conséquence d'un renouveau du rapport à la politique et de sa pratique par le développement de la démocratie locale et de la coopération entre tous les acteurs de terrain.

Dans ces domaines, le temps des municipales est une période privilégiée de débat, de proposition et d'expérimentation. Les élus et les militants MoDem de l'Essonne y contribueront activement.

Jean Paul MORDEFROID

 

  • Invité - Bertrand Scache

    Jean-Paul,
    Merci pour cette mise en alerte et en actions. J'ajouterai aussi toutes les actions qu'à l'échelle locale nous pouvons mener pour une production décentralisée d'énergie renouvelable : réseaux de chaleur, exploitation raisonnée des résidus forestiers nombreux dans nos communes de l'Essonne, installations solaires bi-mode (chaleur et électricité) sur les équipements publics adaptés, ...
    Ainsi que toutes les actions d'économies d'énergie, tant sur les bâtiments (isolation, ...) et éclairages publics (réduction, ...), que sur les comportements collectifs (covoiturage, circulations douces, recyclage, échanges et partages, ...).
    Avec une rédactions adaptée des appels d'offres, nous aurons la possibilité de transformer la dépense publique de nos collectivités en investissements utiles à la transition écologique et à nos PME capables de mettre en place localement tout cela. A nous de les y inciter !

    Amicalement,
    Bertrand

    Raccourci URL:

Écrire un commentaire en tant qu'invité

0 / 300 Restriction des caractères
Votre texte doit contenir entre 10 et 300 caractères