MoDem 91
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Declaration of the Rights of Man and of the Citizen in 1789 Copie 2Notre vision de la laïcité

La laïcité appartient aux fondamentaux de la République et elle est inscrite dans la Constitution de 1958. Plusieurs lois l’ont définie et encadrée, à commencer par la loi de séparation des Églises et de l’État.

Toute loi est nourrie par la réflexion de femmes et d’hommes : politiques, philosophes, chercheurs. Et donc une évolution sur l’acception et la concrétisation de cette notion est toujours possible. Au sein du Modem 91, les avis sont partagés. Toutefois, par exemple, il existe un certain consensus existe autour de l’offre de menus végétariens dans les cantines, une proposition de François Bayrou. La laïcité est un cadre indispensable au respect des convictions de chacun.

La laïcité n’est pas un dogme : c’est un cadre légal, que certains érigent en obsession. Parmi ses applications louables en France, on peut compter l’absence d’obligation de déclaration de sa religion sur les documents officiels ou les statistiques d’État. Au MoDem, nous insistons davantage sur la neutralité des institutions que sur celle des individus. Chacun a sa religion, sa foi, ses convictions et c’est son droit. La limite se trouve dans la protection des personnes influençables, telles que les enfants et les adolescents, qui peuvent être plus facilement instrumentalisés ; et la sécurité des biens et des personnes bien sûr, mais là, nous sortons du cadre religieux pour entrer dans des problématiques qui sont finalement plutôt sociales et politiques.

Y a-t-il une détérioration du respect de la laïcité en France ?

La laïcité étant un cadre légal, il est difficile de constater un recul ou une progression de celle-ci. L’Observatoire de la laïcité doit disposer de statistiques à ce sujet. Cependant, tâtonnez un hérisson avec une brindille et celui-ci se roulera aussitôt en boule, tout piquants dehors. Certains phénomènes qui peuvent être réactionnels sont préoccupants, par exemple la multiplication relative des femmes portant la burqa, qui sont environ 350 à être verbalisées chaque année en France. Ce n’est d’ailleurs pas tant ici un problème de laïcité que le principe selon lequel le visage ne doit pas être dissimulé. Ainsi, d’après la loi du 11 octobre 2010, les manifestants qui portent un masque sont également susceptibles d’être sanctionnés d’une amende de 150 euros.
D’une certaine façon, c’est le recul du respect pour les religions qui peut interpeller, quand on voit par exemple la détérioration des églises de village, lorsque ce n’est pas la destruction pure et simple de ce patrimoine historique millénaire après de décennies de manque d’entretien. Parlons aussi des centaines, peut-être des milliers de calvaires et petites chapelles mariales disparues du paysage français en deux décennies seulement… La laïcité doit-elle signifier que l’on rompt avec les traditions de ses aïeux ? Respecter les religions, c’est respecter l’histoire et les civilisations qui nous ont précédés et sur lesquelles nous fondons notre pensée aujourd’hui.

Les récents événements terroristes peuvent-ils mettre en danger la laïcité en France ?

Coran à lIMACes événements et la réaction épidermique qui en découle peuvent amener à stigmatiser l’islam dont se réclament les terroristes et par ricochet les musulmans. Dans leur majorité, ces derniers souhaitent vivre leur religion d’une manière apaisée. Or les musulmans de notre pays souffrent doublement, d’abord comme Français touchés par la barbarie, ensuite par la prise en otage de leur religion par des tenants de l’absolutisme wahhabite. Comment affirmer qu’une personne qui n’applique pas les règles de vie prônées par l’islam, comme ne pas abîmer son corps par la dépendance à la drogue et l’ivresse, qui ne prie pas et ne va pas à la mosquée, ait pu tuer au nom de sa foi musulmane ? N’est-ce pas contradictoire ? Ces personnes qui ont une culture religieuse très limitée sont manipulables.

L’ennemi, c’est l’inculture !

Aujourd’hui, les Français sont de culture multiple. Tout en respectant notre patrimoine culturel et nos racines indéniablement catholiques, nous devons tenir compte de chacun : musulmans, sikhs, bouddhistes, protestants, orthodoxes, juifs, athées, agnostiques !

Au MoDem, nous voulons une seule France, pour tous, qui avance solidement au rythme du monde et pas contre lui.

Pour ou contre la présence de crèche à l’intérieur des mairies ?

fête de ganeshLes mairies sont des lieux officiels pour l’accueil de tous. Ce sont des lieux neutres, qui représentent à la fois les habitants, les électeurs et l’État. Même si cela est très sympathique pour les enfants et les catholiques de voir une jolie crèche au temps de Noël, nous estimons que ce n’est pas la vocation d’une mairie. Par extension, la question se pose des décorations de Noël dans les rues. Mais une ville sans lumières en décembre, comme c’est triste ! Les Champs-Élysées eux-mêmes connaissent un regain d’attractivité, sans compter les marchés de Noël. Dans les rues, l’espace public, il est, semble-t-il, tout à fait souhaitable de conserver une certaine vie, de la spontanéité, de la joie ! Avez-vous assisté à la fête de Ganesh à Paris ? C’est un moment d’allégresse et de partage pour tous, que l’on soit hindou ou non.

Quelles solutions pour faire perdurer la laïcité ?

Les lois et les événements actuels tendent à durcir les positions de chacun. Ainsi, des musulmans qui auparavant se satisfaisaient de ne pas manger de porc, ne mangent désormais plus de viande qui ne soit pas hallal. Les voies du dialogue se réduisent. En heurtant les habitants et les citoyens de notre pays, on quitte le territoire du respect pour entrer dans celui de la tolérance. Tolérer une pratique c’est, en définitive, fermer les yeux sur un fait, une opinion ou une pratique que l’on ne respecte pas.
Une piste serait de donner des cours de culture religieuse à tous les élèves de France. Ces cours seraient neutres et exposeraient l’histoire et les grandes notions des religions du monde les plus pratiquées. Comment dialoguer avec des personnes qui pensent que le Dieu des juifs, des chrétiens et des musulmans n’est pas le même ? Ou avec des personnes qui ignorent le lien intime entre le christianisme et la philosophie grecque ? Ou encore avec des personnes athées pour qui, dès lors que « Dieu n’existe pas », l’étude des religions n’a aucun intérêt ?
Ne vaudrait-il pas mieux nous ouvrir et privilégier l’harmonie sociale ?

Proposer un cadre de vie serein pour tous, on appelle cela la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.

Annick DELWAULLE, Adhérente de la 1ère circonscription, à Evry

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  • Invité - Fabien Micou

    J’ai lu avec beaucoup d’attentions cet article.

    J’y ai trouvé des points que je partage, d’autres pas, et surtout une ligne directrice avec laquelle je suis en profond désaccord et des exemples tendancieux.

    Reprenons ces exemples.
    Il est noté « la multiplication relative des femmes portant la burqa, qui sont environ 350 à être verbalisées chaque année ». Je fais confiance à la personne interrogée concernant les chiffres. Par contre, si elles sont environ 350 par an depuis la loi de 2010, il n’y a pas de multiplication, même relative.

    De même il est mentionné, c’est fort sympathique de la part de l’interviewé que « Dans leur majorité (les musulmans), ces derniers souhaitent vivre leur religion d’une manière apaisée. » Je conteste ce terme de majorité. Je vais me permettre une analogie. Il y a eu en 2014, près de 13 000 plaintes pour viols en France, l’Observatoire de la délinquance évalue le nombre de viols par an entre 50 000 et 75 000. Sachant que les prédateurs sexuels sont essentiellement des hommes, nous pourrions, comme l’interviewé, en conclure que « dans leur majorité, les hommes souhaitent vivre leur sexualité d’une manière apaisée ». Cela ferait bondir la quasi-totalité des hommes, excepté les prédateurs sexuels (cet infime pourcentage des hommes), qui risquent de trouver la formule totalement injustifiée, car une infime partie d’un groupe d’individus (prédateurs sexuels, dans mon analogie ou intégristes religieux dans celui de l’interviewé) ne font pas une minorité, mais une infime partie.

    Un peu plus loin à propos des intégristes musulmans (ce qui est supposé car écrit dans le sujet concernant les récents attentats), il est noté que « ces personnes qui ont une culture religieuse très limitée sont manipulables ». Je suis en accord sur la formulation, mais l’arrêter aux intégristes musulmans est un choix contestable, car ouvrable à tous les adeptes de mouvements sectaires (estimés à environ 500 000 en France selon la MIVILUDES dans 500 organisations, religieuses, ésotériques, new âge, etc…).

    Il est également citer le recul du respect pour les religions en prenant, en exemple, la détérioration des églises des villages. D’autres exemples auraient pu être pris la détérioration des cimetières musulmans, juifs, etc… Cela n’a pas été le choix de l’interviewé.

    Au final ces exemples, de part les choix faits de prendre les mauvais exemples musulmans et le manque du respect de bâtiments de la religion catholique, contribuent-ils à la perpétuation de la laïcité ? Par conséquent, ce texte, contribue-t-il, est-il un instrument au service du respect mutuel ?

    J’en doute fortement.


    En pleine révolution française, l’idéologue Volney préconisait « d’ôter tout effet civil aux opinions théologiques et religieuses ». Le terme de « laïcité » n’existait pas encore. Mais les graines laïques commençaient à germer. C’était, il y a un peu plus de deux ans et au premier abord, cela peut sembler couler de soi, de nos jours. Est-ce le cas ? Autrement dit, existe-t-il des mouvements qui semblent en contradiction avec cette notion ? C’est le cas des organisations qui estiment que leurs règles religieuses est supérieures aux règles de droit. C’était aussi le cas des manifestations contre le mariage pour tous ; mariage civil s’entend, la notion de mariage religieux restant des choix de chacune des religions.

    A la même époque que Volney, Condorcet résumait son programme d’éducation en une phrase « rendre la raison populaire ». Son objectif est-il, à ce jour, totalement atteint ? Il y a eu de très nets progrès depuis la révolution, mais l’effort reste à continuer.

    L’interviewé faisait référence au fait que la laïcité est un cadre légal. Je ne suis pas tout à fait d’accord, je croie que cela est aussi une façon de penser, une philosophie du vivre ensemble qui va plus loin que la simple tolérance. Je rejoins Claude Nicolet : « il faut bien qu’il y aie quelque lien entre la nature même de la République et la laïcité pour que cette dernière aie été jugée consubstantielle et indispensable à la première. ». Ce lien Guy Coq le qualifiera de nécessaire. « Il est possible, mais encore faut-il en avoir la volonté politique, de construire une éducation pour la démocratie, une éducation républicaine, où laïcité et République découvriraient leur lien nécessaire ».

    Fabien Micou
    Adhérent Modem et libre penseur

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  • Invité - Annick Delwaulle

    Bonjour Fabien,
    j'entends bien que votre conception de la laïcité est différente, sans doute davantage proche du "Contrat social" de Rousseau, qui préconise une forme de profession de foi vis-à-vis de l'Etat, que de la loi séparatiste de 1905. Ainsi, Vincent Peillon – et il n’est pas le seul, préconise une religion civile ou religion laïque, dans un culte républicain. A votre place, je me méfierais, car nous nous rapprocherions de bon nombre de régimes totalitaires ou au moins dictatoriaux, où le maintien du régime politique coûte que coûte prime sur l'intérêt général, émanation de la Nation. Le liberticide n’est pas loin.
    Proposer des exemples différents n’indique pas vos arguments ni quelles sont vos propositions pour favoriser une vie en société harmonieuse. Je crains que le programme ne soit l’athéisme pour tous. La qualification de libre-penseur et quelques passages internes à votre exposé laissent penser que la foi en Dieu serait nécessairement irrationnelle et le fruit d’une programmation de la pensée. Pourtant préconisez-vous un formatage de la jeunesse… où démocratie et république, tolérance et respect, qui ne sont pourtant pas synonymes, seraient mêlés.
    Je terminerais par ces questions : par qui et pour qui le droit est-il fait ? Est-il figé ? Est-il en mouvement ?
    Oui… un mouvement démocrate !

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  • Invité - Fabien Micou

    Bonjour Annick

    Je vous remercie de votre réponse. Cela participe au débat d’idées.

    Concernant Vincent Peillon, je dois avouer, et je n’en ai aucun regret, qu’il ne fait pas partie mes références intellectuelles. Par conséquent, je ne me sens aucunement engagé par ces propositions.

    Et oui, il y a de par le monde, des dictatures et/ou des régimes totalitaires, non religieux et d’autres religieux. Il y a également de par le monde des démocraties où le fait religieux a une influence politique importante et d’autres non. Il y a enfin de par le monde, des mouvements religieux qui se sont donné vocation à instaurer des régimes totalitaires, sans en avoir eu les moyens jusque là, et d’autres mouvements religieux qui n’ont pas cette vocation.
    Je reprendrais la parabole de « l’éléphant et des aveugles » popularisée par le poète John Godfrey Saxe
    « Six hommes d'Inde, très enclins à parfaire leurs connaissances, allèrent voir un éléphant (bien que tous fussent aveugles) afin que chacun, en l'observant, puisse satisfaire sa curiosité. Le premier s'approcha de l'éléphant et perdant pied, alla buter contre son flanc large et robuste. Il s'exclama aussitôt : « Mon Dieu ! Mais l'éléphant ressemble beaucoup à un mur! ». Le second, palpant une défense, s'écria : « Ho ! qu'est-ce que cet objet si rond, si lisse et si pointu? Il ne fait aucun doute que cet éléphant extraordinaire ressemble beaucoup à une lance ! ». Le troisième s'avança vers l'éléphant et, saisissant par inadvertance la trompe qui se tortillait, s'écria sans hésitation : « Je vois que l'éléphant ressemble beaucoup à un serpent ! ». Le quatrième, de sa main fébrile, se mit à palper le genou. « De toute évidence, dit-il, cet animal fabuleux ressemble à un arbre ! ». Le cinquième toucha par hasard à l'oreille et dit : « Même le plus aveugle des hommes peut dire à quoi ressemble le plus l'éléphant ; nul ne peut me prouver le contraire, ce magnifique éléphant ressemble à un éventail ! ». Le sixième commença tout juste à tâter l'animal, la queue qui se balançait lui tomba dans la main. « Je vois, dit-il, que l'éléphant ressemble beaucoup à une corde ! ». Ainsi, ces hommes d'Inde discutèrent longuement, chacun faisant valoir son opinion avec force et fermeté. Même si chacun avait partiellement raison, tous étaient dans l'erreur. »

    Ce que je veux dire par là, en utilisant les deux points précédents. C’est que ne pas regarder une situation dans sa globalité, conduit à des interprétations, des descriptions, des bases de réflexion et des conclusions au mieux… hâtives,...au pire...

    Vous indiquez qu’il vous semblait que, pour moi, la foi en Dieu serait nécessairement irrationnelle. Pour ceux qui ont la foi en Dieu, catholique ou judéo-chrétienne, je me permets de reprendre quelques citations du livre de référence, la Bible, qui sont des réponses à votre question. Pour n’en citer que quelques-unes : Proverbes 3.5 : « confie toi en l’Eternel de tout ton cœur. Et ne t’appuie pas sur ton intelligence », Hebreux 11.6 « Or, sans la foi, il est impossible de lui plaire ; celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe. », Hebreux 11.1 « Or la foi, c’est l’assurance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas. »
    Donc oui, la foi en Dieu a une part d’irrationalité, selon la Bible. Est-ce à dire que l’athéisme est lui totalement rationnel ? Je me référerais à un livre de Ralph Shallis, Il faut beaucoup de foi pour être athée. Celui-ci amène effectivement à s’interroger sur les fondements rationnels et/ou irrationnels de l’athéisme. Ce que je voulais montrer en utilisant ces deux exemples de foi. C'était qu'il était nécessaire d'accepter de regarder la façon de penser de l'autre et d'être prêt à remettre en cause notre propre façon de penser.

    En conclusion, sur ce point, oui je croie que les philosophies, les religions sont des éléments de programmation de la pensée. Ce qui n’en pas en soi, gênant à partir du moment où :

    • cela ne conduit ni à l’imposition par la force de ses opinions aux autres,
    • cela reste du domaine de la conscience individuelle,
    • cela n’empêche pas le questionnement sur ces propres convictions.

    Le Modem est un mouvement humaniste où la raison, la réflexion, collective et individuelle, le développement de l’homme sont des principes forts. Utilisons-les !

    Effectivement, je suis un athée sceptique et donc sans volonté, ni désir de prôner l’athéisme pour tous. Je laisse la foi religieuse à sa place, c'est-à-dire , à la vie privée, et à la conviction personnelle. Pour l’anecdote, il m’est arrivé l’année dernière, lors de l’université de rentrée du Modem à Guidel, de prêter ma voiture à quelqu’un pour aller à la messe. Cela n’a, en rien, heurté mes convictions. Ce n’était que la conséquence du respect, y compris pour des croyances que je n’ai pas.

    Pour en revenir au cœur du sujet, j’ai la conviction que si la laïcité, au sens de la loi de 1905, est un instrument au service du respect mutuel. Il n’est pas suffisant. Il doit y avoir également un point d’équilibre dans les relations avec les diverses religions. C’était un des éléments que je reprochais à l’article, à savoir soulever trois exemples de formes d’intégrisme islamique et déplorer un exemple de non respect de la religion catholique. Cela ne me semble pas être représentatif d’une réflexion mettant les diverses religions sur un pied d’égalité. Commencez une discussion avec ce parti pris et cette discussion prendra fin très rapidement.

    Nous sommes effectivement un pays où la religion catholique a été la religion d’état pendant une très longue période de notre histoire. Cela a façonné nos territoires, les esprits des catholiques. Les protestants, les juifs, les athées s’en souviennent encore. Mais je ne permettrais pas de rendre, directement ou indirectement, co-responsables des membres d’une religion de ce que celle-ci a pu faire par le passé et pour le présent. j'ose espérer qu'il en soit de même pour toutes les religions.

    Un autre point concernant le respect mutuel. J’ai la conviction qu’une attention particulière doit être portée à ce que nous disons et à la perception que notre interlocuteur peut avoir de ce que nous avons dit et de sa forme. Même si par ailleurs, notre intention est bonne. Ainsi j’ai été choqué de la formule « Dans leur majorité, ces derniers (les musulmans) souhaitent vivre leur religion d’une manière apaisée. » Cette affirmation est vraie, tout aussi vrai, et je me permets d’être provocateur, que de dire « dans leur majorité, les prêtres catholiques ne sont pas pédophiles ». Voici deux affirmations aussi vraies l’une que l’autre. Toutes deux mettent en lumière des déviances d’individus définis par leur appartenance religieuse. Nous pouvons y mettre tous les termes relatifs que nous le voulons, ce qui est retenu est essentiellement la déviance soulevée. Je présente bien sur mes excuses aux catholiques ou non-catholiques qui ont lu et qui ont pu être heurté par l’exemple pris.

    Enfin, il y a eu, par le passé, des extrémistes islamiques, catholiques, protestants, juifs, athées, sikhs, orthodoxes, agnostiques, etc…. Il y a, à ce jour, des extrémistes islamiques, catholiques, protestants, juifs, athées, sikhs, orthodoxes, agnostiques, etc... Il y aura demain des extrémistes islamiques, catholiques, protestants, juifs, athées, sikhs, orthodoxes, agnostiques, etc….toute comme, il y a eu, il y a et il y aura toujours une infime portion de la population présentant des déviances de toute forme. Face à cela que faire, sachant que les extrémistes de chaque religion, les radicalités, se nourrissent mutuellement de leurs excès ? Je croie en la nécessité d’un dialogue inter-religieux continu dans le temps. Je croie en la nécessité d’une collaboration inter-religieuse afin de développer les échanges entre pratiquants des diverses religions. Je croie que l’extrémisme de l’un conduit à la radicalité de l’autre, puis à son extrémisme, et que cela peut mener à un cercle vicieux, dont le résultat final sera…. Je crains que ce cercle vicieux n’ai débuté.


    Mieux connaitre l’autre, c’est faciliter l’acceptation de sa différence, diminuer la peur de ce que l’on ne connait pas. Et sur ce point, je rejoins la proposition concernant les cours de culture religieuse à l’école.

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  • Invité - Delwaulle

    Et voilà, nous nous retrouvons sur des valeurs essentielles : le respect, le dialogue et l'éducation interculturelle. Quel plaisir que le débat !
    Je tiens compte de votre remarque de rédaction et vous en remercie.

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