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La Semaine du Développement Durable vient de se terminer autour du mot d’ordre
« Changeons nos comportements ».

Dans le cadre de notre série de publications des extraits du « Projet Humaniste » relatifs au Développement durable, voici le deuxième extrait qui concerne notre ambitieux projet pour l’agriculture et la pêche.

Couv-Le-Projet-Humanist_pVous pouvez consulter notre Projet Humaniste adopté au Congrès d'Arras en décembre 2009, au bout de ce lien :

http://www.mouvementdemocrate.fr/vie-du-modem/projet-humaniste-le-livre-orange.html/

 

1-6 Favoriser une agriculture et une pêche soutenables

L'agriculture ne fait pas que nourrir nos corps. Elle est le reflet de notre histoire, de notre rapport à la terre et une part du lien social au travers de l'ensemble des territoires. Elle sera notre énergie et la chimie de demain, à condition de respecter notre environnement. Dans notre pays, deux tiers des exploitations dégagent un revenu inférieur au SMIC. Le monde paysan se sent abandonné, il ne comprend pas ce qui lui est reproché et désespère de son avenir.

En Europe, l’agriculture est le seul secteur ayant fait l’objet d’une politique commune approfondie. Avec la fin annoncée de la PAC, notre agriculture risque d’être désormais soumise à une concurrence sans règles entraînant une volatilité des prix.

Nous avons une grande ambition pour l'agriculture. Nous la voulons soutenable économiquement, socialement et écologiquement, trois piliers indissociables pour un monde rural vivant :

  • économiquement soutenable, c’est recréer une agriculture rémunératrice pour les agriculteurs par une organisation des marchés agricoles face aux grandes surfaces et aux industriels. Nous voulons aussi favoriser les circuits directs vers les consommateurs et les marchés locaux (en partie à travers les associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) et favoriser l’agritourisme et les développements qui peuvent y être associés (gîtes, restauration à la ferme, transformation directe de certaines productions…).

Il convient aussi de développer les revenus complémentaires pour les exploitations, tels que la méthanisation des lisiers (production de biogaz), le photovoltaïque (revente d’électricité), la transformation des végétaux non nourriciers en chimie verte et la rémunération de services écologiques nouveaux comme le stockage du carbone ;

  • socialement soutenable, c’est une agriculture qui crée des emplois et qui maintienne un tissu rural dans tous les territoires. Les aides publiques doivent favoriser les exploitations familiales. Ce sont aussi des productions mettant en première priorité la santé humaine des consommateurs, tant vis-à-vis de la chimie (pesticides) que des manipulations génétiques (OGM) et des élevages industriels ou hors-sol. Enfin, la restauration des paysages doit s’appuyer sur le développement de l’ « agroforesterie » ;
  • écologiquement soutenable, c’est une agriculture responsable de son sol, de ses eaux et ses déchets. L’agriculture doit faire sa révolution et passer d’un système fondé sur la chimie (engrais et phytosanitaires chimiques) à l’agronomie efficace et productive. L'agriculture biologique est une voie de développement très prometteuse. Il en va de même pour les élevages bovins et ovins en mode herbagé, plus rentable et écologiquement soutenable. Il est urgent également de mettre en place une gestion soutenable des eaux par irrigation et une réduction des déchets et lisiers. Enfin, il faut favoriser les échanges de meilleures pratiques via des pôles de compétitivité agronomique et des centres de biodiversité régionaux.

D’une manière générale, nous considérons que la production de l’agriculture locale est un droit pour toutes les grandes régions de la planète. Aucune de ces grandes régions ne doit renoncer à une certaine autosuffisance. Nous défendons donc l’idée de protéger partout dans le monde l’agriculture locale.

Chaque agriculteur doit être accompagné dans la mutation de son exploitation.

Nous proposons une nouvelle politique commune de la pêche dont les lignes de force sont :

  • l’instauration d’une co-expertise systématique entre pêcheurs et scientifiques ;
  • une gestion pluriannuelle des ressources de pêche d'une durée de 3 à 5 ans permettant de sortir de la fixation annuelle des quotas ;
  • la fixation d'un taux de réduction de la flotte de bateaux de pêche adapté.
Patrick Borrot
Militant de Lardy

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