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Gaz de schiste maisonLe principal intérêt du gaz de schiste est de fournir une énergie moins chère, ce qui peut donner un petit coup de pouce à la croissance et à l’emploi.

Cet avantage est moins important aujourd’hui, avec un prix de pétrole bas (chiffres pour le Brent : moyenne 2014 à 70 €, au plus bas à 40 € le 13 Janvier 2015, hier 51 €)

Il ne faudrait pas que les opposants d’aujourd’hui au gaz de schiste en deviennent des partisans quasi-inconditionnels lorsque le prix du pétrole va s’élever, ce qui est inéluctable à moyen terme avec l’épuisement des réserves d’hydrocarbures conventionnels facilement exploitables.

En effet, l’exploitation des gaz de schiste ne peut se faire qu’avec la technique de fracturation hydraulique fort dommageable pour l’environnement et aucun progrès technologique n’est envisageable à moyen terme qui permettrait d’utiliser une technique plus respectueuse de l’environnement.

Les inconvénients de la technique de fracturation hydraulique sont désormais bien connus.

Cette technique consiste à injecter un mélange d’eau, de sable et de 500 à 2000 produits chimiques dont certains cancérigènes, comme le benzène pour fracturer la roche, maintenir les fractures ouvertes et faciliter la libération des hydrocarbures.

L’ impact environnemental de cette technique est considérable : fréquente pollution des nappes phréatiques induite par la partie (à peu près la moitié) des eaux usées restant sous terre, substances radioactives contenues dans les eaux usées, parfois des séismes provoqués par l’injection massive d’eau à haute pression (600 bars), destruction des paysages dans toute la zone de forage et surtout incidence très élevée sur le réchauffement climatique du fait qu’au niveau de chaque puits de forage, il y a des fuites considérables de méthane dont l’effet de serre est près de 100 fois pire que le gaz carbonique (CO2).

Sans oublier bien sûr le fait que l’utilisation des gaz de schiste est aussi nocive que celle des hydrocarbures conventionnels pour le réchauffement climatique, principal danger pour l’humanité.

La situation en Essonne

Comme tout le Bassin Parisien, l’Essonne dispose d’importants gisements de gaz et huiles de schistes.

La société canadienne Vermilion spécialiste de l’extraction des gaz de schiste possède 4 concessions de puits de pétrole en Essonne : celles de Vert-le-Grand, Vert-le-Petit, Itteville et la Croix-Blanche.

Même si l’objectif affiché par Vermilion est de « prolonger la durée de vie des gisements » des puits de pétrole rachetés à Total, des associations environnementales redoutent que cette société réalise de l’extraction de gaz ou huiles de schiste, à la faveur de « permis de recherche ».

Des fracturations hydrauliques présenteraient un risque important de contamination de la nappe phréatique de la Beauce, la plus grande de France.

Le lecteur est invité à se reporter à l’article « Gaz de schiste : la vigilance s’impose, notamment en Essonne » publié sur notre site par Patrick Borrot en 2013.

Article de Patrick BORROT sur le gaz de schiste et les dangers de son extraction, du 4 février 2013

Le Mouvement Démocrate confirme son opposition à l’extraction du gaz de schiste mais milite pour des investissements forts sur le développement de la géothermie sur notre département de l’Essonne qui présente des potentiels élevés (rapport de synthèse BRGM/RP de décembre 2008)
Serge Gaubier, président du MoDem Essonne

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