MoDem 91
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modem_91_blog_archos"un euro par jour pendant deux ans pour la tablette et l'abonnement 3G. En d'autres termes, on fait l'abonnement et la tablette au prix de l'abonnement". C'est en ces termes que Laurent Wauquiez transformé (à son corps défendant?) en VRP d'Orange et des constructeurs de tablettes numériques Samsung et Apple, faisait la promotion de l'offre destinée aux étudiants d'acquérir une tablette numérique et un accès internet considéré comme un droit.

A l'heure où chacun se désespère de la désindustrialisation de la France, le ministre boudait ainsi le seul constructeur français de tablettes numériques Archos, en déclarant que le « système Archos, qui venait d'implanter Android, n'était pas totalement stable » (Le Figaro 4 octobre). Il faut croire que Bouygues Telecom n'a pas eu les mêmes scrupules (ou les mêmes informations) à ce sujet que le ministre puisque dès le 10 octobre, il lançait avec Archos une offre plus avantageuse à 66 centimes par jour pendant deux ans (Le Parisien 14 octobre)

Au-delà de ces rivalités légitimes en économie de marché, on peut se demander si le ministre ne fait pas qu'épouser la défiance naturelle de l'Administration à l'égard des PME (Les échos 14 octobre), pourtant les principaux pourvoyeurs d'emploi en France comme en Europe.

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TRIBUNE DU MOUVEMENT DEMOCRATE ESSONNIEN

La situation du système de santé dans notre pays est devenue catastrophique. Le déficit de la sécurité sociale s'est envolé à plus de 25 milliards d'euros en 2010, contre 12 milliards au début du quinquennat, cela sans compter les quelques 70 milliards d'euros de dettes transférés à la caisse d'amortissement des dettes de la sécurité sociale (CADES). C'est dire comme l'objectif de réduction à 15 milliards d'euros du déficit de la « sécu » en 2012 semble irréaliste du fait de la crise économique et de l'absence de croissance ! Pendant ce temps, c'est l'assuré qui trinque : les déremboursements de prestations se poursuivent et maintenant 29% des patients ont renoncé à des soins pour des raisons financières contre 11% il y a 3 ans.

Cette situation est d'autant plus désolante que notre système de santé pouvait être considéré comme un des meilleurs au monde en 2000. Tout citoyen avait alors accès à des soins de qualité sans dépassement d'honoraires, à distance raisonnable de son domicile et dans un délai acceptable pour le patient, grâce à la proximité des hôpitaux publics et des établissements à caractère mutualiste. En détruisant ce maillage territorial, la loi Bachelot dite « hôpital, patients, santé et territoires » (HPST) a déstabilisé un bien commun qui est aussi un des fondements de la République.

En Essonne, le fiasco du Centre Hospitalier Sud Francilien est un exemple consternant de cette gouvernance hospitalière calamiteuse, coûteuse pour le denier public et inefficace quant au service rendu !

Ce centre hospitalier tout neuf, qui fait figure de monstre de béton le long de la Francilienne en franchissant la Seine, entre Evry et Corbeil-Essonnes, est une « coquille vide » que le contribuable devra payer 38 millions d'euros par an uniquement pour le bail des locaux et alors même que le bâtiment n'est pas opérationnel !

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Nicolas Méary, responsable du pôle Emploi-Entreprises-Compétitivité de la commission Economie du Mouvement démocrate et membre du conseil départemental du MoDem 91 a écrit dans "Les Echos" du 14 octobre 2011 une tribune portant sur l’absence de soutien aux PME, avec comme pour exemple la situation de l'entreprise Archos installée en Essonne. Nous vous proposons de la découvrir :

"La semaine dernière, le ministre de l'Enseignement supérieur, Laurent Wauquiez, a annoncé qu'il allait proposer aux étudiants des tablettes numériques et une connexion Internet 3G au prix de 1 euro par jour pendant deux ans. L'offre est gérée par l'opérateur Orange et propose des tablettes produites par Apple ou par Samsung.

Pourtant, nous avons en France un constructeur de tablettes. L'entreprise Archos est une PME dont les produits sont conçus et développés en France et, comme pour la plupart des constructeurs européens et américains, sont fabriqués en Chine par des sous-traitants. Il paraîtrait légitime qu'une offre dont le gouvernement assure la promotion inclue également les produits développés par une entreprise française. Pourquoi ne pas laisser les étudiants choisir ? Sollicité à ce sujet, Laurent Wauquiez a répondu que le « système Archos, qui venait d'implanter Android, n'était pas totalement stable » et qu'il était là « pour les étudiants », pas « pour faire le VRP des constructeurs ».

Pas assez stable ? L'argument traduit une méfiance profonde : c'est une PME. Le problème de fond est le refus du risque. Le sous-entendu de Laurent Wauquiez est que, en tant que ministre, il ne peut pas se permettre de ne pas prendre le système le plus sûr. Ce mode de raisonnement est courant au sein de l'administration. Malheureusement, cet argument conduit trop souvent à exclure les PME, qui présentent évidemment un peu plus de risques que les grandes entreprises.

Aux Etats-Unis, le raisonnement est exactement inverse. Là-bas également, les PME sont plus petites, plus récentes, un peu plus risquées, et pourtant le Small Business Act garantit qu'une part de la commande publique leur est réservée. On considère outre-Atlantique que c'est précisément à l'Etat et aux collectivités d'assumer ce petit risque supplémentaire, parce que le développement des PME est utile pour l'économie et la société dans son ensemble. En France et en Europe, cette disposition n'existe pas, car, aux yeux de nos dirigeants, cela reviendrait à créer une distorsion de concurrence. Incompréhension du fonctionnement de l'économie ? Aveuglement ? Sans régulation, la concurrence n'est pas équilibrée entre une grande entreprise et une PME. Soutenir le contraire est un mensonge scandaleux. Les coûts de production, de distribution et d'administration diminuent avec la taille de l'entreprise. Nous appliquons un libéralisme formel, à courte vue, alors que les Etats-Unis soutiennent leurs PME et permettent ainsi à la concurrence de demain de se développer. Comment s'étonner ensuite que notre pays compte aussi peu d'entreprises de taille intermédiaire ?

Le deuxième argument avancé était que le gouvernement serait « là pour les étudiants », pas pour « faire le VRP des constructeurs » ? La question n'est pas aussi simple. Au-delà du fait que le ministre semble ne pas avoir de problème pour assurer la promotion d'Orange, l'enjeu est aussi celui du développement de l'emploi en France. Pour les jeunes diplômés, il est toujours plus difficile de trouver un emploi stable à l'issue de leurs études. Selon la dernière étude Apec, la part des jeunes diplômés toujours sans emploi au bout de huit mois est passée de 23 % pour la promotion 2007 à 36 % pour la promotion 2009. N'oublions pas non plus que ce sont d'abord les PME qui créent des emplois en France. Agir dans l'intérêt des étudiants commande donc d'aider les PME, qui sont susceptibles de leur proposer un poste à la fin de leurs études.

Si nous voulons être en mesure de renouveler le tissu économique français, si nous voulons changer les modes de raisonnement, le regard des banques et des consommateurs, il faut que nos responsables politiques montrent l'exemple."

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Congrès départemental du 6 octobre 2011

 

La salle pleine prouve le retour des adhérents signalé par Serge Gaubier, le Président du Conseil départemental.

Ce congrès a été riche en informations utiles pour s'organiser et se préparer aux élections présidentielles et législatives :

  • avec le rappel du fonctionnement du groupe de réflexion et du Game ( actions de visibilité et de communication) ;
  • avec la découverte des tracts et des affiches « État d'urgence – Produire & Instruire » à la fois esthétiques et efficaces que nous commencerons rapidement à distribuer pour rappeler qu'il existe une autre voie que celle d'un bipartisme stérile ;
  • avec la présentation du cycle Robert Schuman (formation des adhérents en présence de personnalités du Modem – signalons en particulier celle de Robert Rochefort le 11 janvier).

 

Le vote du règlement intérieur a donné lieu à des échanges fructueux ui vont permettre de le valider très prochainement.

Nous avons pu profiter d'un buffet convivial qui a permis de clôturer agréablement un moment de mise en commun du travail et des énergies avant de se lancer dans la bataille de la campagne électorale.

En résumé :

1 candidat : François Bayrou

1 projet : Produire – Instruire – Construire

Mais un budget limité au moins pour le département... Si vous faites un don au siège national, pensez à le signaler si il est déstiné pour le Mouvement Démocrate de l'Essonne !

Sabine Le Guevel
Membre du Conseil départemental du MoDem 91,
Militante à Chilly-Mazarin.

modem_91_congres_2011Le Mouvement Démocrate essonnien a prouvé le 6 octobre dernier qu'il savait mobiliser ses forces vives. L'Espace Liberté à Massy faisait salle comble. Le Congrès des adhérents s'était ouvert aux sympathisants qui nous apportent leur soutien à chaque campagne et dans tous les grands événements de notre vie démocratique.

Ce premier congrès inauguré par Serge Gaubier et sa nouvelle équipe a été l'occasion de présenter la nouvelle organisation mise en place dès cet été, ses stratégies de financement et le nouveau règlement intérieur départemental. Les travaux du groupe de travail piloté par Alain Villemeur, notre nouveau délégué départemental, ont permis aux adhérents de trancher sur plusieurs points, en particulier sur les modalités d'élections de nos délégués départementaux. Nous avons ainsi pu donner vie à cette "démocratie de conscience" si chère à François Bayrou et permettre aux adhérents d'agir en responsable politique.