MoDem 91
Le blog

modem_91_blogEn m’inscrivant cette année au congrès de notre Mouvement, je n’ai pu réfréner le sentiment de nostalgie qui m’envahit tout à coup.

Je revoyais, je revivais les rassemblements qui avaient marqués les premières heures de mon engagement au MoDem, premier engagement politique de surcroît.

Mai 2007, le Zénith de Paris. Partie seule avec ma petite rose orange agrafée près du cœur, j’osais pour la première fois arborer mes idées dans la rue. Dans la fosse, la chaleur étouffante d’une salle bondée avait fait vaciller un jeune homme, juste devant moi. Rien de grave heureusement, mais ça m’avait troublée. Le Mouvement Démocrate était né et comptait déjà plus de 50 000 adhésions spontanées avant même son lancement. Nous pensions tous alors que la vague orange ne pouvait que s’amplifier.

Décembre 2007, Hall des expositions de Villepinte. Un week-end de congrès. 6 000 participants. Nous avions travaillé puis voté nos textes fondateurs. Une première pour un parti politique français. Dans la file d’attente pour le vote du Président, j’étais parmi les simples adhérents derrière Marc Fesneau, inratable avec sa tignasse orange. Grâce au forum e-soutiens, j’avais covoituré avec deux adhérents de l’Essonne. Je ne savais pas encore que l’aventure des cantonales nous réunirait quelques mois plus tard, deux d’entre nous candidat et suppléante, le troisième concepteur des documents de campagne. Je ne savais pas non plus qu’ils deviendraient des amis.

Mai 2009, Campagne des Européennes. De nombreuses réunions publiques m’ont donné l’occasion de côtoyer nos candidats de près : Fadila Mehal, Jean-Louis Fontaine, Robert Rochefort.

Décembre 2009, Hall des expositions d’Arras. 3 jours de congrès pour finaliser l’écriture du petit livre orange. Sur le quai de la gare du Nord, je devançais de quelques pas Alain Dolium et le précédais en montant dans le wagon sous les lumières des photographes. Nous étions beaucoup moins nombreux qu’à Villepinte, mais nous étions en province. Avec bonheur, j’y retrouvais des amis démocrates de l’Essonne et d’ailleurs. Le score et les événements des européennes n’avaient pas affaibli notre enthousiasme et comme un seul homme, nous avons tous brandi fièrement notre petit livre orange à la fin du discours de François Bayrou.

Après les élections régionales, j’ai voulu faire une pause dont je ne vois toujours pas la fin.

Certes, la campagne a été particulièrement fatigante dans le froid de l’hiver 2009. Mais j’avais l’habitude. Les campagnes nationales et internes, les réunions départementales, locales, un blog, un site, j’étais toujours partante, j’étais toujours présente.

Qu’est-ce qui me faisait me lever aux aurores quel que soit le jour de la semaine ? Qu’est-ce qui avait transformé la timide en suffragette ? Qu’est-ce qui me donnait ce courage pour jongler sans cesse avec travail, famille et engagement politique ? Qu’est-ce qui me faisait investir autant de temps et de moyens dans ce qui n’était que des idées ?

Ce magicien s’appelle François Bayrou. Voilà un homme qui en quelques phrases a fait s’éveiller ma conscience de citoyenne. Comment ? Il avait la conviction qu’au lieu de continuer leur affrontement stérile, les hommes et les femmes de bonne volonté devaient travailler ensemble pour ce qui était le plus important : le bien de tous. Tout simplement. Comme il voulait les rassembler, il s’est positionné entre les deux camps : au centre. Cela m’a semblé d’une telle évidence, que j’ai aussitôt voulu faire partie de ceux qui porteraient cet espoir, avec lui.

En me replongeant dans mes souvenirs de militante, je me suis rappelée de la force qu’il m’avait insufflée. La force d’un homme qui sait où il va et qui sait maintenir son cap, même dans les tempêtes.

Demain, à l’hôtel Marriott, nous serons certainement moins nombreux qu’en 2007, mais nous pouvons être heureux de soutenir un homme qui n’a en rien dérogé à sa ligne de conduite.

Isabelle PASCAL
2ème circonscription

modem_91_blog Publié dans la rubrique « Idées » du journal Le Monde du 24.11.2010 Chaque année, la période du salon des maires et des collectivités locales est l'occasion d'un concert de louanges unanime pour les premiers magistrats des communes, leur courage, leur engagement, leur solitude face aux problèmes complexes rencontrés dans la gestion d'une ville, quelle que soit sa taille.

C'est en effet souvent la même phrase qui revient lorsque l'on parle du mandat du maire : "le plus beau des mandats, le plus proche des administrés". Je n'ai jamais entendu quelqu'un défendre le contraire. Depuis longtemps, le maire est l'élu le plus apprécié des Français.

Pourtant, les textes récemment adoptés sur la réforme territoriale d'une part et le développement de l'intercommunalité d'autre part vont porter gravement atteinte à notre fonction. Il est à craindre que notre disparition soit programmée.

Deux évolutions vont amener à ce résultat :

Le choix des Régions et des intercommunalités au détriment des communes et des départements.

La création du conseiller territorial est la première étape d'un grand nettoyage des mandats locaux. Rien n'est dit, bien sûr, mais tout paraît si clair ! La loi qui vient d'être adoptée n'a pas bien sûr choisi qui du conseiller régional ou du conseiller général devrait disparaître. Elle crée un autre élu, le conseiller territorial qui siègera et à la région et au département.

Comment croire une seconde que ce système va perdurer ? A partir de sa création en 2014, combien de temps faudra-t-il pour que le constat de l'inutilité de deux assemblées pour un même élu amène au regroupement en une seule entité ? On connait déjà l'assemblée qui survivra : la région, et celle qui disparaîtra : le département.

Et c'est ce choix qui met en danger les maires car on sent bien percer derrière cela la suppression des strates territoriales intermédiaires. Aujourd'hui le dispositif est le suivant en partant du bas vers le haut : villes, intercommunalités, départements, régions. Création territoriale récente et en cours de développement, l'intercommunalité n'a, on l'a compris, pas vocation à disparaître dans les dix ans qui viennent.

modem_91_blogVoilà que par la magie d’un remaniement, des ministres, qui ne le sont déjà plus, ayant aveuglément suivis la ligne gouvernementale depuis Mai 2007, se découvrent soudainement une âme de « centriste », au mieux « évidente » de par des directions de partis affidés de l'UMP , au pire « cachée » pour mieux réussir à "influencer" le contenu du programme de Sarkozy. Cet article a été approuvé par le comité éditorial du site. Toutefois, le contenu, comme pour tous les articles du Blog, est de la seule responsabilité de l'auteur et n'engage en rien la position officielle du mouvement démocrate départemental de l'Essonne Je rigole ! Et des centristes par ci, et des centristes par là. Jamais ce mot n’a autant été galvaudé que ces dernières semaines ! A croire ce qu’on entend, il n’y a que des centristes à l’UMP : les villepinistes, les borloosiens, les méhaigniéristes, les raffarinistes, sans oublier bien sûr les straponténistes du nouveau je ne sais quoi. Ils étaient partout et tous ce sont évertués ces trois dernières années à nous expliquer que le centrisme démocrate n’est qu’un pion insignifiant de l’échiquier politique.

Nous ne le savions pas mais, grâce à ce remaniement, nous venons d'apprendre que depuis 3 ans le ¨président Sarkozy gouvernait au Centre comme l'atteste bien évidement toutes les les décisions prises par le gouvernement Fillon....

Et voilà ces centristes sur le réveil, à la fibre soit disant "sociale" alors qu’ils n’ont pas bronché à l’Assemblée pendant toute la discussion sur la réforme des retraites et ferment des hôpitaux, à la fibre soit disant "humaniste" mais qui ont à peine feint de s’offusquer de la manière dont les Roms ont été (mal)traités l’été dernier, à la fibre soit disant "solidaire" mais n'en ont pas moins voté un bouclier fiscal parmi les plus avantageux de toute l’Europe, favorisant une pression fiscale croissante sur les classes moyennes.

Non les Français ne sont pas dupes, comme l’indique d'ailleurs le résultat de ce sondage. Les français savent QUI sont les centristes indépendants, ceux qui peuvent prétendre à construire un nouvel espoir loin du bipartisme gauche-droite et qui ne galvauderont ni leur fibre sociale, ni leur humanisme, ni la solidarité responsable qui les caractérisent : nous le MoDem quoi !

Sondage : François Bayrou reste le maître du centre (Actu France-Soir 15/11/10)

Toute cette mascarade où l'on voit ces prétendus centristes s’énerver, n’agissant ainsi que pour rabattre les déçus du sarkozysme au premier tour des Présidentielles de 2012 et nous préparer à l’idée que le « deal » serait un gouvernement « centriste » de la Sarkozie II. Pathétique et inacceptable !

Il faut affirmer haut et fort que l’accointance avec le sarkozisme en toute connaissance de cause n’est pas soluble dans le centrisme quel qu'il soit, et que ceux qui parmi les démocrates se reconnaissent dans cette famille d’idée se doivent de le rappeler à toutes les brebis égarées qui souhaiteront se ressourcer au sein d’un parti dont le chef n’a jamais cessé de dire que :

le Centre n’existe que s’il est IN-DÉ-PEN-DANT !

Tarik Meziane

modem_91_blogFrançois Bayrou a tracé la voie d'un nouvel axe politique, central, humaniste et démocrate, qui refuse de s'inféoder à sa droite ou à sa gauche. Les aléas de la vie partisane et les soubresauts que rythment élections et coups médiatiques, manoeuvres ou projets ont brouillé la ligne et donné le sentiment que le Mouvement démocrate tanguait entre les alliances comme un lointain ancêtre, toujours en vie quoique moribond que le clivage droite/gauche fit éclater en radicaux valoisiens et radicaux de gauche.

Le pragmatisme commande souvent des alliances, désespérant parfois des citoyens en quête de simplicité et qui trouvent un exutoire dans la caricature.Cet article a été approuvé par le comité éditorial du site. Toutefois, le contenu, comme pour tous les articles du Blog, est de la seule responsabilité de l'auteur et n'engage en rien la position officielle du mouvement démocrate départemental de l'Essonne Ces compromis en vue de remporter une victoire dans les urnes et faire ainsi avancer chacun une partie de son projet participent souvent, il est vrai, d'arrangements, de combines et d'une sordide course à l'échalote ou au strapontin. Du compromis à la compromission, jeu de mots naguère fréquent et conspué dans le discours convenu des professionnels de la politique. Pourtant, faut-il rester en deçà de la vie démocratique, confinés dans un discours angélique et drapé dans le manteau d'une vertu immaculée ? Peut-on reprocher à François Bayrou des alliances au cas par cas quand il avait annoncé d'emblée qu'il n'excluait aucune entente et que entendait préserver ainsi l'indépendance de son mouvement ? Peut-on se lamenter sur les alliances et déplorer que le MoDem ait de moins en moins d'élus. Non, le Mouvement démocrate n'est pas une cellule de dangereux extrémistes du Centre mais la volonté commune de femmes et d'hommes conscients des difficultés de notre pays et épris de valeurs de liberté et d'altruisme. Si son éthique politique doit rester solide, elle ne doit cependant pas s'effaroucher de descendre dans l'arène politique, de discuter pied à pied, projet contre projet, de bâtir des programmes avec d'autres dans l'intérêt supérieur de nos concitoyens.

Aujourd'hui, d'autres personnalités politiques ont cru en cette troisième voie, incarnée par François Bayrou au moment des Présidentielles ou Daniel Cohn-Bendit le temps des Européennes, ou bien persuadées comme Jean-Louis Borloo de pouvoir infléchir des politiques dans un sens plus social et plus respectueux de la planète. Elles font aujourd'hui l'amer constat de la force de destruction que constitue ce duo, minoritaire en voix mais omnipotent en sièges (les tours de passe passe de notre "démocratie" !), que forment l'UMP et le PS et qui se partagent la direction du pays. Nicolas Sarkozy l'a d'ailleurs éhontément illustré, au-delà de l'ouverture, en nommant sous couvent de prétendue démocratie des députés socialistes à des fonctions de contrôle parlementaire ou à la Cour des comptes, en ayant même projeté un scrutin majoritaire à un tour pour ce conseiller territorial qui dès 2014 règnera sur nos conseils régionaux et généraux, une aubaine pour les plus gros partis ; même si la version finale récemment approuvé par le Sénat prévoit deux tours, le scrutin majoritaire obérera les chances pour les partis plus modestes d'avoir des représentants. La Gauche phagocyte Europe-Ecologie ou plus exactement les Verts sous l'impulsion de Jean-Vincent Placé, tout comme les Centristes viennent de voir ressurgir devant leurs yeux ébahis le spectre de l'Etat-RPR.

Pourtant, à l'image de la crise financière dont sont victimes les citoyens pour longtemps et suite à laquelle les banques, que l'on devait mettre au pas s'enrichissent plus encore et gardent les mêmes règles du jeu, les Centristes et les professionnels de la politique rejoignent l'idée dont Jean Arthuis ne s'est pas départie : refonder l'UDF. Ainsi, la Confédération centriste que semblent vouloir Hervé Morin et Jean-Louis Borloo n'en serait-elle pas le nouvel avatar ? La négation de ce que François Bayrou a accompli : la transformation de l'UDF en parti, la motion d'indépendance et enfin la création du Mouvement démocrate. Il s'agirait donc de porter à nouveau des valeurs "centristes" et, après avoir été battu, on rentrerait donc manger la soupe à la maison UMP. Ce serait vraiment pathétique.

Mais peut-être est-ce une autre idée qui les anime ? Enfin rejoignent-ils enfin la position de François Bayrou, qu'il ne juge plus chimérique ? Peut-être ont-ils enfin entendu cette majorité de Français qui refuse de se reconnaître à droite ou à gauche ? Peut-être chacun mettra-t-il son égo et ses (petits ?) privilèges de côté pour enfin servir l'intérêt de la nation et de son peuple ?

Eric RAIMOND
Délégué de la 6e circonscription de l'Essonne
Membre du comité éditorial de www.modem-essonne.org

Lors de son intervention au Sénat sur le projet de loi de programmation des finances publiques 2011-2014, Jean-Jacques Jégou, Sénateur du Val-de-Marne, a alerté le gouvernement des risques d'emballement de la dette qui représentera 87 pour cent du PIB en 2012.

Pour Jean-Jacques Jégou, membre du Shadow Cabinet, responsable du budget, de comptes publics, et de la lutte contre les déficits, avec un niveau de dette à plus de 1700 milliards d'euros en 2011, c'est la soutenabilité de la dette qui est posée, compte tenu des risques qu'elle fait peser sur notre pays : (Lire la suite)


- l'absence de marges de manoeuvres budgétaires du fait du poids de la charge des intérêts de la dette, qui deviendront bientôt à ce rythme le premier poste budgétaire devant l'enseignement scolaire ;
- la crédibilité de notre pays mise en doute du fait de son incapacité à rembourser sa dette avec le risque d'une dégradation de la note de la France par les agences de notation ;
- une hausse des taux d'intérêt par les opérateurs de marché qui alourdirait encore la charge de la dette.

Lire l'intégralité de son intervention au Sénat sur le projet de loi programmation des finances publiques 2011-2014...

"Madame la Présidente, monsieur le ministre, mes chers collègues,

Avec l’examen de ce deuxième projet de loi de programmation de finances publiques pour les années 2011 à 2014, l’occasion nous est donnée de participer à une sorte de pré-débat budgétaire, quelques jours avant la discussion du projet de loi de finances pour 2011.

Ce projet de loi de programmation de finances publiques est le deuxième du genre, le premier pour la période 2009-2012 adopté en février 2009 ayant été rendu rapidement caduque par la crise. Comparé au premier, celui-ci comporte un certain nombre de règles et de dispositions nouvelles pertinentes et utiles, notamment en matière de norme d’évolution des dépenses publiques, de pilotage des prélèvements obligatoires ou encore de maîtrise de l’ONDAM qui devraient permettre, selon le gouvernement, de réduire nos déficits à un rythme soutenu durant les quatre prochaines années. On ne peut qu’inciter le gouvernement à suivre cette voie.