Communiqués de presse

modem 91 presseLe projet de construction d'une décharge d'ordures dans la commune de Sainte Escobille suscite trois interrogations de notre part concernant la pertinence de la construction, l'objet de de la construction et enfin sa localisation.

- Faut il vraiment construire une nouvelle décharge pour la région Parisienne, à Sainte Escobille ou ailleurs ?

A l'heure où un consensus national se fait sur une nécessaire réduction du volume des déchets et sur un meilleur recyclage de ces mêmes déchets, la construction de cette décharge risque de correspondre à un schéma du siècle dernier.


-Quelle sera la fonction de cette décharge ?

Si il s'agit bien d'une décharge de déchets de nature diverses (déchets ultimes) à ciel ouvert, elle ne pourra pas profiter des avancées technologiques qui permettront dans l'avenir de pouvoir recycler des déchets qu'il est impossible à ce jour de retraiter.


Il serait plus utile d'effectuer des tris préalables pour pallier cet inconvénient et permettre non seulement de regrouper les déchets mais de pouvoir les réutiliser dans les années futures.
De surcroît le promoteur nous promet que les déchets stockés, pris séparément, n’émettront pas de gaz nocifs (déchets de classe 2), on ignore l'impact que peut générer le mélange de tels matériaux sur une longue période notamment avec les écarts d'humidité et de température.


- Faut-il construire à Sainte Escobille ?

L’enjeu est considérable. Pour se forger une opinion, il faut bien avoir à l’esprit l’importance du projet : 150.000 tonnes par an sur une superficie de 19 hectares, d’une hauteur de 25 m dont 15 m au dessus du sol et à l’air libre.


Le risque de pollution de la nappe phréatique existe  et il est aggravé par la nature des sols: il s'agit de sols calcaire qui, de plus, présentent de nombreuses failles.


Enfin la nappe phréatique dont il s'agit est la première d’Europe par son étendue : 9750 km2 entre Loire et Seine, de Fontainebleau à Châteaudun pour 20 milliards m3 d’eau potable recouvrant toute la Beauce qui comme chacun sait est le grenier à blé (entre autres céréales) du pays ; si une pollution intervenait son impact serait donc considérable jusque dans nos assiettes.


En l'absence de réponses positives à ces interrogations il n'apparaît pas souhaitable de courir un tel risque, de soutenir un tel projet  qui de plus comporterait, cela va sans dire, ses nuisances inhérentes à sa vocation en termes de qualité de vie avec impact proportionnel sur la valeur du foncier.

Jean-PIERRE LUBAT
Responsable du groupe de réflexion

 

La politique générale conduite sur le système de traitement des déchets mérite un réexamen approfondi. Nous avons parfois le sentiment d’être confrontés à l’absence de toute étude d’impact ou réflexion prospective, bref à une « politique de gribouille ». Or la gestion des risques, les coûts subséquents en termes de santé publique et d’environnement, l’impact économique de la dégradation de la valeur foncière de ces territoires, sont des questions de premier ordre. Que faire de déchets toujours plus nombreux et induisant toujours plus de risques, que produit notre société de consommation ? C’est l’un de nos grands défis de ce siècle.

Eric RAIMOND
Vice-Président chargé de la visibilité

Rencontre du candidat "Centre pour la France" de la 3e circonscription avec l'ADSE (http://meary.fr/rencontre-avec-ladse/).

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